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Le barrage Beni Haroun, fleuron de l'hydraulique nationale




Algérie Presse Service - lundi 5 janvier 2004

Le barrage Beni Haroun, fleuron de l'hydraulique nationale

Construit sur le confluent Oued El Kebir- Oued Rhumel, le barrage de Beni Haroun, dont la mise en eau a été lancée en août 2003 est la plus grande oeuvre hydraulique jamais réalisée en Algérie. D'une capacité de 960 hectomètres cubes et d'un volume annuel regule de 435 hectometres cubes, sa digue de 120 m de hauteur a été réalisée avec une nouvelle technologie de construction nommee le beton compacte roule (bcr) pour un volume de 1.800.000 m3. Le remplissage du barrage a atteint les 40 hm3, selon les responsables de son exploitation. Le barrage de Beni Haroun constitue le noyau d'un gigantesque complexe hydraulique intégré, estimé par l'agence nationale des barrages (ANB) à 500 millions de dollars. Visant la mobilisation et l'exploitation des eaux de surface des hautes plaines du Constantinois et des Aures, il permet l'alimentation en eau potable de quelque cinq millions d'habitants dans les agglomérations des wilayas de Batna, Khenchela, Oum El Bouaghi, Mila, Jijel et Constantine à raison de 310 millions de m3 en plus de l'irrigation de 30.000 hectares de terres agricoles grâce à la mobilisation de 225 millions de m3. Outre la mobilisation des eaux du barrage de Beni Haroun, ce complexe hydraulique comprend également la mobilisation des eaux des barrages de Bousbia, dans la wilaya de Jijel d'une capacité de 69 millions de m3 et de Coudiat El Meddour, dans la wilaya de Batna d'une capacité

atteignant progressivement et jusqu'en 2008 18 millions de m3. Dans la première tranche du transfert en cours de réalisation figure une gigantesque station de pompage construite dans le bassin du barrage et dont la mise en service est prévue pour l'année 2004 courant pour un débit de 180 mégawatt. Les eaux ainsi pompées seront stockées dans le barrage réservoir de Oued El-Athmania d'une capacité de 35 millions de m3. La station dont la réalisation est confiée au groupe "Alstrom- Dragados" est aujourd'hui à un stade avance de sa réalisation alors que la construction du barrage de stockage confiée à l'entreprise turque "Enka" n'est qu'à 30 % de son achèvement. Les deux structures seront reliées par une conduite métallique de 11,6 km de long et 1,90 m et 2,60 m de diamètre déversant dans un bassin d'expansion à Ain Tinn d'une capacité de 20.000 m3 à partir duquel sera tracé le tunnel de Djebel Lakhal sur une longueur de 6,4 km et d'une largeur de 3,50 M. La première phase du projet de transfert destinée principalement aux bénéfices des wilayas de Mila et Constantine, comporte la réalisation d'un important réseau de canalisation d'adduction sur 214 km et de deux stations de traitement respectivement à Ain Tinn et Oued El Athmania, et deux autres stations de pompage a Oued El- Athmania et Ain Smara dans la wilaya de Constantine, en plus de châteaux d'eau et autres

structures annexes. Selon les données techniques, ce réseau permettra de combler le déficit en eau potable pour les foyers et l'industrie dans 15 agglomérations urbaines situées dans les wilayate de Mila (Mila, Chelghoum Laid, Ferdjioua, Grarem Gouga, Oued Athmenia, Teleghma, Tadjenanet...) et Constantine (Constantine, Khroub, Ain Smara...). On estime à près d'un million les populations qui bénéficieront de ce transfert à partir de 2005 pour atteindre les deux millions à l'horizon 2030. Les autres phases de cet immense complexe hydraulique actuellement en étude concernent le transfert du cours de Oued Athmania vers le barrage de Coudiat El Meddour, déjà achevé, dans la wilaya de Batna et vers le barrage de Talizerdane dans la wilaya d'Oum El Bouaghi. Ce transfert permettra l'irrigation de plus de 30.000 hectares dans les plaines de Teleghma, Chemora et Touffana en plus de l'alimentation en eau potable des wilayas d'Oum El Bouaghi et Khenchela.
Le barrage de Boussiaba, d'une retenue de 69 millions de m3, fournira 14 millions de mètres cubes à l'alimentation en eau potable de la ville d'El Milia (wilaya de Jijel) et ses environs. La plupart des parties de ce réseau de structures se trouve actuellement en étude et l'on prévoit leur réalisation en 2007 à l'exception des périmètres d'irrigation.




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